Méditation

Être conscient de soi est à la fois le moyen et le but

Prendre conscience est un processus qui peut se faire en plusieurs étapes.

La première est de prendre conscience de son corps. Prendre conscience de chaque geste, de chaque mouvement et au fur et à mesure qu’on prend conscience de son corps, on constate qu’il devient de moins en moins mécanique.

Le corps va se mettre en harmonie avec son environnement et une profonde paix va naître.

Alors on peut passer à la deuxième étape. Prendre conscience de ses pensées. Cela est plus difficile car le monde des pensées est un monde plus abstrait, plus fluctuant. L’énergie du mental est plus subtile que celle du corps, plus dynamique, plus insaisissable. Ce qui se passe «dans la tête» est tellement irrationnel! Tellement mobile! Tellement flou!

Mandala de méditation

Pourtant, la plupart de nos actions sont directement influencées par ces pensées qui elles-mêmes sont directement programmées par les profondeurs de l’inconscient.

Observer les pensées, en devenir le témoin conscient va lentement en changer le cours. On va prendre conscience, au cours de cette observation, de certains mécanismes, de certains schémas qui se reproduisent régulièrement et qui font de nous des esclaves de forces obscures que nous ne maîtrisons pas du tout. Et le miracle, c’est que par le simple fait d’observer attentivement ces processus, les mécanismes inconscients vont peu à peu se dissoudre.

Le chaos des pensées anarchiques va devenir de plus en plus cohérent et le stress va se transformer en une profonde paix.

Quand le corps et le mental sont en paix, on découvre alors que les deux sont indissolublement liés, qu’ils sont faits pour vivre en harmonie. Alors on est prêt pour la troisième étape : prendre conscience de ses émotions, sensations, sentiments…

Ce troisième niveau est encore plus subtil que le précédent car encore plus anarchique, encore plus fluctuant.

Statue méditationEn prendre conscience, c’est là encore éprouver une profonde paix, une profonde relaxation. Quand ces trois niveaux sont franchis dans la prise de conscience de soi-même, on sent que le corps, les pensées, les émotions sont unifiés. Alors ils commencent à fonctionner en parfaite harmonie comme les différents éléments d’un orchestre symphonique. Ils jouent en nous la mélodie de la vie.

C’est seulement à ce moment-là qu’on est prêt pour faire le saut dans la quatrième dimension: être «conscient de sa conscience». Quand on est « conscient qu’on est conscient », on devient un pur miroir qui reflète les différents éléments de la vie tels qu’ils nous arrivent, sans s’y identifier. Ce n’est que dans cette dimension que la félicité est atteinte.

Le corps connaît le plaisir, le mental connaît le bonheur, le cœur connaît la joie; c’est seulement dans la conscience pure qu’on expérimente la félicité.

Méditation | bambouSi l’esprit devient méditatif on sait comment se suffire à soi-même, on sait comment trouver la joie en soi-même et ainsi l’autre n’est plus un besoin. Quand le partenaire n’est plus un besoin, on peut lui faire partager sa joie. C’est le partage qui fait la qualité de la vie en couple.Le corps connaît le plaisir, le mental connaît le bonheur, le cœur connaît la joie; c’est seulement dans la conscience pure qu’on expérimente la félicité.

Le couple construit sur la dépendance et notamment sur la dépendance affective, appartient au passé. Le couple du futur sera bâti sur l’amitié. Le lien qui se tissera entre l’homme et la femme partira d’un amour qui pourra être, au départ, passionnel, mais qui au fil du temps se transformera en une fraternité, une complicité, une intimité partagée librement et joyeusement. Pour que cela soit possible une condition est nécessaire dès le départ:

Rien n’est promis pour demain.

Partager le moment présent est suffisant, et si ce partage s’effectue dans l’amour, dans le respect de l’autre, il engendrera le moment suivant, et l’amour pourra se consolider, entrer dans de nouvelles dimensions, mais sans créer de dépendance.

Rappelons-nous que nous ne sommes pas avec l’autre pour lui faire partager notre misère mais au contraire pour lui faire partager notre richesse. Nous sommes avec lui pour lui donner. Notre misère est notre propre affaire, alors méditons, grandissons intérieurement, remplissons nous et donnons, donnons, donnons…